À la découverte du Bassin d'arcachon : Chapitre 1


À la découverte du Bassin d'arcachon : Chapitre 1

Auteure : Karine Denis

Date : 28 Avril 2020

Depuis toute petite, je ne cesse de contempler, notre beau Bassin d’Arcachon.

C’est ici, dans ce petit coin de paradis que le temps s’arrête, nos vies sont semblables à lui, car nous vivons sur le Bassin au rythme des marées, au rythme des saisons. Les couleurs, les senteurs ne sont pas les mêmes qu’ailleurs. C’est une chance, que d’être ici, et les amoureux du Bassin le savent bien. Le changement de marée, le panel de couleurs qu’il nous offre nous émerveille chaque jour. Les différentes lumières qui se reflètent sur l’eau nous emmènent dans ce monde merveilleux ou la magie opère quand je le regarde. De ses cabanes tchanquées, à ses nombreuses jetées et nombreux ports et villages ostréicoles, un autre monde se dessine sous nos yeux, un monde unique qu’on ne peut entrevoir ailleurs.

Le coucher du soleil sur l’ile aux oiseaux, avec son calme, le clapotis de l’eau et le bruit des oiseaux comme l’Aigrette garzette nous donne la sensation d’être sur une autre planète. Ce petit héron blanc, qui est un oiseau migrateur niche tout autour du Bassin et j’ai plaisir à le regarder dès que je l’aperçois.

Le Bassin est très renommé pour son ostréiculture avec ses différents ports ostréicoles, la pêche et la création de différents navires de plaisance font parler de lui, comme les bacs à voile qui sont fabriqués ici et qui sont larges et plats.

Mais aussi ses pinasses de 9 mètres ou pinassottes de moins de 7 mètres, qui sont les barques plates typiques du Bassin. C’est un endroit que nous aurions aimé préserver à l’état sauvage. Je me rappelle mes premières années, ou les hivers étaient déserts ou le calme plat régnait autant du côté d’Arcachon qu’au Cap Ferret.

C’est de cette manière que je me rappelle de lui, je l’ai connu à l’état sauvage et seulement les deux mois d’été nous devions le partager avec les vacanciers, mais cela ne nous dérangeait pas, car nous savions que nous étions d’ici et qu’à la fin des vacances, nous étions là à l’année tandis que d’autres n’auraient jamais cette chance d’y vivre.

Je faisais partie de ces enfants chanceux et je savourais chaque instant que je passais avec lui. Mais ce havre de paix est désormais menacé, car la population augmente dangereusement chaque année.

Quand l’eau se retire, au changement des marées et quand c’est marée basse, par endroit une prairie verte prend place, les différentes algues verdoyantes (la salicorne, la lige, la spartine, le chou, le varech) recouvrent certains endroits sur les baies du Bassin.

De l’auteur Karine Denis

Découvrez Karine Denis

Nos dernières vidéos :